Le 29 avril 1945, les femmes votaient pour la première fois en France. Bien avant la Suisse, les Françaises étaient néanmoins parmi les dernières en Europe à disposer de ce droit, en vigueur en Finlande depuis 1906, en Grande-Bretagne depuis 1918 (pour les plus de 30 ans) ou en Turquie depuis les années 30.
Comme l'indique le journal Le Monde, soixante ans et une loi sur la parité plus tard, elles ne sont que 71 élues en 2002 sur 577 députés au total.
Bien du travail reste donc à faire en France ou en Suisse d'ailleurs.
vendredi, avril 29, 2005
Il y a 60 ans, les femmes françaises votaient pour la première fois
lundi, avril 25, 2005
Greta Beer obtient un dédommagement
Zurich/New York (AP) Après des années de procédure, deux survivants de l'Holocauste, Greta Beer et son frère, ont obtenu un dédommagement de 49.375 francs provenant du montant versé par les banques suisses dans le cadre de l'accord global. C'est ce qui ressort d'un jugement du Tribunal arbitral, dont la «NZZ am Sonntag» fait mention dans son édition de dimanche.
Agée aujourd'hui de 82 ans, Greta Beer avait joué un rôle en vue lors de la controverse sur les avoirs juifs placé dans les banques suisses. Fille du chef d'entreprise roumain Siegfried Deligdisch, elle avait déclaré dans les années 90 que son père avait régulièrement effectué des dépôts d'argent en Suisse avant la Deuxième Guerre mondiale. La recherche de ces comptes n'avait cependant rien donné.
Les juges se sont basé sur une carte de client d'une banque zurichoise établie au nom de leur oncle Bernhard Deligdisch. Le numéro correspond à un compte fermé au plus tard en 1949, selon le «Claims Resolution Tribunal» (CRT).
Sources : AP - The Associated Press.
jeudi, avril 14, 2005
Une carte «révolutionnaire» du monde du XVIe vendue aux enchères
La mention de l'Amérique sur la carte de Martin Waldseemueller
La carte complète de Martin Waldseemueller
Christophe Colomb, qui a découvert ce continent en 1492, croyait se trouver aux Indes. C'est Vespucci qui a affirmé quelques années plus tard qu'il s'agissait d'un nouveau continent.
Autre nouveauté, la carte décrit la terre comme un globe rompant avec la représentation plate du monde en vigueur depuis l'époque grecque. La carte était si révolutionnaire que la cartographie est revenue pendant une certaine période à des représentations de la terre plus traditionnelles, a expliqué Matthew Paton, un porte-parole de Christie's.
Christie's a évalué cette carte, qui appartient à un collectionneur européen, à plus de 800 000 livres (plus de 1,8 million de francs).
© ATS
Préparez vos porte-monnaie !
Une banque suisse avait aidé à spolier des victimes des nazis
L'agence de presse autrichienne APA indique jeudi que la décision du «Claims Resolution Tribunal» parle simplement d'une «Bank». Elle précise que Ferdinand Bloch-Bauer et Otto Pick étaient les deux grands actionnaires de l'ÖZAG (Industrie sucrière autrichienne SA).
En raison de leurs origines juives, ils ont été persécutés par les nazis, ce qui les a incité à tenter de mettre leurs actions en sécurité. Pour ce faire, ils ont passé un accord avec la banque avant même le rattachement de l'Autriche à l'Allemagne nazie.
Mais, après l'Anschluss, en mars 1938, la banque a violé cette convention, a estimé le tribunal américain. Contre la volonté des propriétaires, les actions ont été vendues à un homme de paille des nazis, Clemens Auer, à un prix bien en dessous de leur valeur.
L'expropriation de l'ÖZAG a été conduite de manière systématique par les nazis. Quelques jours avant le rattachement, une procédure pour fraude fiscale a été ouverte contre l'entreprise. Elle se basait sur le rapport d'un nazi et antisémite déclaré.
Le prix des actions en a souffert. Après leur vente à Clemens Auer toutefois, le fisc a mis fin à sa proscédure, précise le tribunal.
La demande de dédommagement a été présentée par Maria Altmann, nièce de Ferdinand Bloch-Bauer qui avait fui l'Autriche et vit en Californie. Elle est âgée de 89 ans. Les dédommagements iront aux héritiers des deux hommes qui possédaient l'ÖZAG.
© ATS
C'est pas parce que Mme Greta Beer peine à retrouver le/les compte(s) de son père en Suisse et qu'un compte a été retrouvé en Israël que les accusations relatives au rôle des banques suisses durant la dernière guerre mondiale sont nulles et non avenues.</div>
lundi, avril 11, 2005
Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais candidat au patrimoine de l'Unesco
article du Monde
Le Monde.fr : Schroeder à Buchenwald : "l'époque nazie est une partie de notre identité"
Le souvenir de l'époque du national-socialisme, de la guerre, du génocide et des crimes est une partie de notre identité nationale. Et c'est une responsabilité morale constante", a déclaré le chancelier social-démocrate devant un parterre de personnalités et quelque 550 anciens prisonniers de 26 pays qui furent internés dans ce camp où périrent environ 56 000 personnes.
"Nous voulons et nous ne permettrons pas que l'injustice et la violence, l'antisémitisme, le racisme et la haine des étrangers aient un jour à nouveau une chance", a ajouté M. Schroeder dans un discours au ton grave.
Environ 250 000 personnes de tous les pays d'Europe furent internées de juillet 1937 à avril 1945 dans ce camp de concentration. Au total, 34 375 décès sont enregistrés dans les dossiers du camp.
Mais ne sont officiellement pas recensés les prisonniers de guerre soviétiques, assassinés d'une balle dans la nuque, les prisonniers de la Gestapo achevés dans le crématoire de Buchenwald (estimés à 1 100), les victimes des convois d'évacuation des camps de l'Est arrivées à Buchenwald ou celles évacuées du camp dans des marches de la mort par les SS au printemps 1945.
Le Monde avec l'AFP
Le Monde.fr : Schroeder à Buchenwald : "l'époque nazie est une partie de notre identité":
mardi, mars 29, 2005
Greta Beer, un compte en déshérence en Israël
C'était en avril 1996.
Greta Beer, américaine d'alors 75 ans expliqua devant le Sénat comment ses recherches pour retrouver la trace d'un compte bancaire jadis ouvert par son père n'avaient récolté que le mépris des banquiers suisses. Les banques suisses furent plongées dans l'embarras. Au final, le juge Kormann, arbitre de la négociation entre les plaignants juifs et les banques suisses, accorda à la vieille dame un chèque de consolation de 100'000 dollars. Aujourd'hui, son histoire rebondit. Pas en Suisse, mais dans une banque en Israël où le fameux compte oublié vient d'être retrouvé.
Cependant, la procédure de restitution bute sur la fixation du taux d'intérêt que les banques israéliennes verseront aux héritiers de ces comptes oubliés. La peur de créer un précédent plus tard favorable à des Palestiniens dont les comptes en Israël sont aussi tombés en déshérence retarde les discussions. Mais Greta Beer a-t-elle encore seulement le temps ?
Source : Le Temps du 29 mars 2005
Retour du bon temps des colonies
Lors de sa séance du 23 février 2005, l'Assemblée nationale française a voté une loi portant sur «la reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés.»
Rien de particulier en apparence. A tel point qu'elle ne suscite de réaction qu'une fois sa publication dans le journal officiel. La raison ? Elle est simple. En effet, après une entrée en matière bateau («les programmes de recherche universitaire accordent à l'histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu'elle mérite»), son article 4 bascule alors dans l'hagiographie coloniale :
«Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit.»
Rôle positif ? comme le massacre de Sétif de 1945? On croît rêver !
Comme l'indique l'historien d''origine pied noir Claude Liauzu dans le journal Libération du 26 mars :
«en ne retenant que le "rôle positif" de la colonisation, [cette loi] impose un mensonge officiel sur les crimes, sur les massacres allant parfois jusqu'au génocide, sur l'esclavage, sur le racisme hérité de ce passé ; parce qu'elle légalise un communautarisme nationaliste suscitant en réaction le communautarisme de groupes ainsi interdits de tout passé.»
Dès lors, Claude Liauzu alerte ses pairs et ils rédigent le texte d'une pétition : «Il faut abroger cette loi, écrivent-ils, parce qu'elle impose une histoire officielle contraire à la neutralité scolaire et au respect de la liberté de pensée qui sont au coeur de la laïcité.»
L'écho est immédiat : la pétition est diffusée sur le site de la section de Toulon de la Ligue des droits de l'homme et un appel à signature est publié dans le journal Le Monde (24 mars 2005).
L'article complet de Libération : http://www.liberation.fr/page.php?Article=285319
mardi, mars 22, 2005
enquête TIC : Remise en cause de nos prétentions ?
Les résultats d'une nouvelle recherche sur les TIC a été publiée. Elle parvient aux constatations qu'il n'y a aucune corrélation positive entre l'utilisation d'ordinateur et de meilleurs résultats de la part des élèves. Comme rapporté dans la version en ligne du London Telegraph, le rapport a analysé des données de 100.000 étudiants en provenance de 31 pays et a constaté qu'une fois que d'autres variables avaient été expliquées, il n'y avait aucune différence dans le succès d'étudiant entre ceux qui ont un niveau d'accès élevé à la technologie et ceux qui on ont peu ou pas du tout. Pire encore, ceux qui disposent d'un accès à domicile à l'ordinateur ont de moins bons résultats.
Franchement, ceci fait sens. La variable la plus sûr relativement à la qualité de l'apprentissage reste la manière dont on enseigne aux élèves et celles dont ils apprennent. Un «bon» enseignement le reste indépendamment de l'accès ou non des étudiants aux ordinateurs. A l'inverse, les élèves seront d'autant plus distraits par les technologies que les conditions d'enseignement sont mauvaises.
"Les TIC ont encore tout à prouver pédagogiquement"
10èmes rencontres de l'Orme: les TIC ont encore tout à prouver pédagogiquement, selon Larry Cuban, professeur à Stanford
19-03-2005
«Malgré un développement considérable de l'accès aux technologies de l'information et de la communication dans les écoles des États-Unis, "les élèves et les enseignants n'utilisent pas ces technologies quotidiennement, au mieux chaque semaine, la plupart du temps une fois par mois et environ 40% des enseignants ne les utilisent pas du tout en classe. Cela signifie que rendre disponible un outil n'implique pas qu'il sera utilisé. Les TIC ne changent pas les pratiques pédagogiques des enseignants qui ne le veulent pas. En outre, ces technologies sont loin d'avoir prouvé leur efficacité pédagogique." C'est l'opinion exprimée pour L'AEF par Larry Cuban, professeur à l'université de Stanford et un des experts de référence dans le domaine de la technologie éducative. Interviewé lors des 10èmes rencontres de l'Orme (Observatoire des ressources multimédia en éducation), organisées à Marseille les 16 et 17 mars 2005, il souligne que durant les 20 dernières années, le taux d'équipement des établissements scolaires aux États-Unis est passé de 125 élèves par ordinateur en 1984 à 4 élèves par ordinateur en 2004 avec, dans de nombreux États, un ratio de un ordinateur par élève. "L'évolution se poursuit dans une logique d'équipement individuel, un but qui devrait être atteint dans les prochaines années". Pourtant "se pose toujours le problème de l'utilisation des ressources".»
