lundi, avril 11, 2005

Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais candidat au patrimoine de l'Unesco

Avec ses deux siècles et demi d'histoire industrielle et ouvrière, le bassin minier du Nord - Pas-de-Calais espère être classé au patrimoine mondial de l'Unesco. L'association Bassin minier 2005 (BMU 2005), créée en septembre 2002, et dont le comité de soutien est présidé par Pierre Mauroy, prépare le dossier. La réponse devrait tomber entre mai 2005 et septembre 2006. L'association travaille avec la Mission bassin minier (MBM), créée dans le cadre du contrat de plan 2000-2006.




Source: Le Monde.fr
article du Monde

Le Monde.fr : Schroeder à Buchenwald : "l'époque nazie est une partie de notre identité"



Le souvenir de l'époque du national-socialisme, de la guerre, du génocide et des crimes est une partie de notre identité nationale. Et c'est une responsabilité morale constante", a déclaré le chancelier social-démocrate devant un parterre de personnalités et quelque 550 anciens prisonniers de 26 pays qui furent internés dans ce camp où périrent environ 56 000 personnes.
"Nous voulons et nous ne permettrons pas que l'injustice et la violence, l'antisémitisme, le racisme et la haine des étrangers aient un jour à nouveau une chance", a ajouté M. Schroeder dans un discours au ton grave.
Environ 250 000 personnes de tous les pays d'Europe furent internées de juillet 1937 à avril 1945 dans ce camp de concentration. Au total, 34 375 décès sont enregistrés dans les dossiers du camp.
Mais ne sont officiellement pas recensés les prisonniers de guerre soviétiques, assassinés d'une balle dans la nuque, les prisonniers de la Gestapo achevés dans le crématoire de Buchenwald (estimés à 1 100), les victimes des convois d'évacuation des camps de l'Est arrivées à Buchenwald ou celles évacuées du camp dans des marches de la mort par les SS au printemps 1945.
Le Monde avec l'AFP
Le Monde.fr : Schroeder à Buchenwald : "l'époque nazie est une partie de notre identité":

mardi, mars 29, 2005

Greta Beer, un compte en déshérence en Israël

C'était en avril 1996.
Greta Beer, américaine d'alors 75 ans expliqua devant le Sénat comment ses recherches pour retrouver la trace d'un compte bancaire jadis ouvert par son père n'avaient récolté que le mépris des banquiers suisses. Les banques suisses furent plongées dans l'embarras. Au final, le juge Kormann, arbitre de la négociation entre les plaignants juifs et les banques suisses, accorda à la vieille dame un chèque de consolation de 100'000 dollars. Aujourd'hui, son histoire rebondit. Pas en Suisse, mais dans une banque en Israël où le fameux compte oublié vient d'être retrouvé.
Cependant, la procédure de restitution bute sur la fixation du taux d'intérêt que les banques israéliennes verseront aux héritiers de ces comptes oubliés. La peur de créer un précédent plus tard favorable à des Palestiniens dont les comptes en Israël sont aussi tombés en déshérence retarde les discussions. Mais Greta Beer a-t-elle encore seulement le temps ?
Source : Le Temps du 29 mars 2005

Retour du bon temps des colonies

Lors de sa séance du 23 février 2005, l'Assemblée nationale française a voté une loi portant sur «la reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés.»

Rien de particulier en apparence. A tel point qu'elle ne suscite de réaction qu'une fois sa publication dans le journal officiel. La raison ? Elle est simple. En effet, après une entrée en matière bateau («les programmes de recherche universitaire accordent à l'histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu'elle mérite»), son article 4 bascule alors dans l'hagiographie coloniale :

«Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit.»

Rôle positif ? comme le massacre de Sétif de 1945? On croît rêver !
Comme l'indique l'historien d''origine pied noir Claude Liauzu dans le journal Libération du 26 mars :

«en ne retenant que le "rôle positif" de la colonisation, [cette loi] impose un mensonge officiel sur les crimes, sur les massacres allant parfois jusqu'au génocide, sur l'esclavage, sur le racisme hérité de ce passé ; parce qu'elle légalise un communautarisme nationaliste suscitant en réaction le communautarisme de groupes ainsi interdits de tout passé.»

Dès lors, Claude Liauzu alerte ses pairs et ils rédigent le texte d'une pétition : «Il faut abroger cette loi, écrivent-ils, parce qu'elle impose une histoire officielle contraire à la neutralité scolaire et au respect de la liberté de pensée qui sont au coeur de la laïcité.»

L'écho est immédiat : la pétition est diffusée sur le site de la section de Toulon de la Ligue des droits de l'homme et un appel à signature est publié dans le journal Le Monde (24 mars 2005).

L'article complet de Libération : http://www.liberation.fr/page.php?Article=285319

mardi, mars 22, 2005

enquête TIC : Remise en cause de nos prétentions ?


Les résultats d'une nouvelle recherche sur les TIC a été publiée. Elle parvient aux constatations qu'il n'y a aucune corrélation positive entre l'utilisation d'ordinateur et de meilleurs résultats de la part des élèves. Comme rapporté dans la version en ligne du London Telegraph, le rapport a analysé des données de 100.000 étudiants en provenance de 31 pays et a constaté qu'une fois que d'autres variables avaient été expliquées, il n'y avait aucune différence dans le succès d'étudiant entre ceux qui ont un niveau d'accès élevé à la technologie et ceux qui on ont peu ou pas du tout. Pire encore, ceux qui disposent d'un accès à domicile à l'ordinateur ont de moins bons résultats.


Franchement, ceci fait sens. La variable la plus sûr relativement à la qualité de l'apprentissage reste la manière dont on enseigne aux élèves et celles dont ils apprennent. Un «bon» enseignement le reste indépendamment de l'accès ou non des étudiants aux ordinateurs. A l'inverse, les élèves seront d'autant plus distraits par les technologies que les conditions d'enseignement sont mauvaises.

"Les TIC ont encore tout à prouver pédagogiquement"


10èmes rencontres de l'Orme: les TIC ont encore tout à prouver pédagogiquement, selon Larry Cuban, professeur à Stanford

19-03-2005


«Malgré un développement considérable de l'accès aux technologies de l'information et de la communication dans les écoles des États-Unis, "les élèves et les enseignants n'utilisent pas ces technologies quotidiennement, au mieux chaque semaine, la plupart du temps une fois par mois et environ 40% des enseignants ne les utilisent pas du tout en classe. Cela signifie que rendre disponible un outil n'implique pas qu'il sera utilisé. Les TIC ne changent pas les pratiques pédagogiques des enseignants qui ne le veulent pas. En outre, ces technologies sont loin d'avoir prouvé leur efficacité pédagogique." C'est l'opinion exprimée pour L'AEF par Larry Cuban, professeur à l'université de Stanford et un des experts de référence dans le domaine de la technologie éducative. Interviewé lors des 10èmes rencontres de l'Orme (Observatoire des ressources multimédia en éducation), organisées à Marseille les 16 et 17 mars 2005, il souligne que durant les 20 dernières années, le taux d'équipement des établissements scolaires aux États-Unis est passé de 125 élèves par ordinateur en 1984 à 4 élèves par ordinateur en 2004 avec, dans de nombreux États, un ratio de un ordinateur par élève. "L'évolution se poursuit dans une logique d'équipement individuel, un but qui devrait être atteint dans les prochaines années". Pourtant "se pose toujours le problème de l'utilisation des ressources".»

jeudi, mars 03, 2005

En travaux


Actuellement,nouvelles d'histoire est en phase de transfert et réorganisation.

Cela ne devrait pas durer trop longtemps.

Merci de votre patience.

lundi, janvier 24, 2005

Commémorations Auschwitz

Cette semaine une place très importante est faite aux commémorations de la libération il y a 60 ans du Camp d'Auschwitz.
Toutes les télévisions offrent l'un ou l'autre des principaux films, téléfilms ou documentaires traitant de l'horreur absolue qu'on représenté les camps d'extermination et Auschwitz plus particulièrement, symbole de l'horreur absolue.
Tous les journaux nationaux ou internationaux en font leur couverture.
L'ONU pour la première fois commémore également la libération des camps nazis. Une dépêche de l'AFP nous indique que

"dans son allocution, le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, a appelé le monde à "démontrer son respect" pour les victimes des camps de la mort nazis en "protégeant toutes les communautés semblablement menacées et vulnérables, maintenant et à l'avenir". Relevant que depuis l'Holocauste, "le monde a échoué, à sa grande honte, à empêcher d'autres génocides, par exemple au Cambodge, au Rwanda et dans l'ancienne Yougoslavie", M. Annan a invité la communauté mondiale à la "vigilance" et la "responsabilité"."

A l'usage des enseignants, je ne saurais que trop recommander le livre, à mon avis indispensable pour tout enseignant souhaitant abordé la question de Auschwitz, de Georges Georges Bensoussan, Auschwitz en héritage? D'un bon usage de la mémoire, Mille et une nuit, 1998, 3,50 Euros.
Même pas l'excuse qu'il serait trop cher en plus.
Pour Bensoussan, il faut éduquer après Auschwitz et non pas contre Auschwitz. Et juste pour finir le texte de la jaquette :
"Selon certains, on parle trop de la shoah. A moins que l'on en parle mal, à coup de commémorations larmoyantes inévitablement conclue par le rituel : «Plus jamais ça...» Comme si la seule invocation d'un nom pouvait éduquer les jeunes générations contre cette barbarie qu'on sent (re)venir.
Ce n'est pas d'un «devoir de mémoire» que nous avons besoin, mais d'un devoir d'histoire."
A méditer et surtout à lire en entier.

vendredi, janvier 07, 2005

Pédagogie : Premier bilan du réseau numérique québécois

Quels usages scolaires peuvent être initiés avec un réseau à large bande ?
Un rapport fait le point sur un projet de bureau virtuel québécois qui a concerné, depuis 2001, plus de 100.000 élèves et 6.000 enseignants. Autour d'un réseau à fibre optique, trois commissions scolaires ont développé trois projets.

Deux concernent la production de vidéos numériques pour l'éducation, diffusées par le réseau. L'impact sur les pratiques pédagogiques semble réel mais limité.

Le troisième projet visait le développement de portails éducatifs comprenant une sélection de ressources. L'étude ne permet pas d'évaluer l'impact sur les pratiques pédagogiques mais l'expérience a permis d'identifier des obstacles dont :
- la lenteur des directions à les utiliser pour communiquer avec les enseignants;
- la nécessité d'une formation.

Selon le rapport, ces portails pourraient favoriser l'intégration pédagogique des TIC : "on ne craint pas de faire travailler les élèves.. et les élèves trouvent des ressources valables plus rapidement".

Certes, mais la constitution de cet internet-bis ne favorise pas une éducation à la maîtrise des technologies de l'information absolument nécessaire et risque d?enfermer un peu plus l?école dans un univers clos et artificiel.

Il est intéressant d'observer:
- la tentation constante de refermer l'école sur un univers scolaire sécurisé, à l'image du manuel scolaire.
- la tentation d'utiliser le réseau comme une nouvelle télévision recevant l'information (plutôt que la produisant).

Une expérience à méditer.
Le rapport
Source de l'info : Le Café Pédagogique ? N° 57 (6 janvier 2005)

vendredi, novembre 05, 2004

Rapport Bergier : il dérange

Le rapport Bergier continue de déranger (24 Heures, 4.11.2004)

Selon le professeur, certains milieux font pression pour ne pas toucher à l’image de la Suisse.

Jean-François Bergier raconte le changement d’attitude du milieu politique à l’égard de sa commission.

LES FAITS

«Au départ nous étions des sauveurs. Puis nous sommes devenus des dérangeurs», explique Jean-François Bergier, qui a donné son nom au rapport concernant le rôle de la Suisse durant la Seconde Guerre mondiale. Le professeur d’histoire confirme un changement d’atmosphère durant les cinq ans qu’ont durés les travaux de la commission qu’il a présidée. Qu’en est-il aujourd’hui? «Des groupes pas très nombreux, mais bien organisés, exercent toujours des pressions pour empêcher la diffusion de nos recherches.» Jean-François Bergier prend pour preuve la publication problématique du livre de Pietro Boschetti, présenté aujourd’hui à Prangins.