Le site Les aventures de Marie Isnard est un projet ambitieux mené par des enseignants français durant la dernière année de collège (la 4eme en France).
C'est un projet tout à fait intéressant et interdisciplinaire mené entre histoire, français et arts plastiques.
En tant que telle la mise en situation des élèves et la problématisation, voire des temps équivalents à des situations-problèmes à résoudre pour les élèves (pas forcément en histoire d'ailleurs) sont notamment à observer en visitant attentivement le site. D'un point de vue didactique, c'est un site plein de richesse. Du point de vue du travail réalisé par les enseignants et les élèves aussi.
Présentation du site :
Partant d'un document historique, l'interrogatoire, sous la Terreur, d'une jeune couturière, Marie Isnard, les élèves ont étudié la période et rédigé des récits et des fausses minutes du procès. Ils ont également fabriqué des objets souvenirs de Marie Isnard. Un joli projet qui associe l'histoire, le français et les Arts plastiques.
http://www.ac-nice.fr/picasso/matieres/histoire/marie_isnard/marie_isnard.html
jeudi, mai 19, 2005
Les aventures de Marie Isnard
mardi, mai 03, 2005
Enquête archéologique aux racines d'Israël (Le Monde)
Dans un livre publié en France, l'Américain William Dever avance la théorie que les premiers habitants d'Israêl étaient des paysans cananéens fuyant l'influence des cités-Etats.
Référence : Aux origines d'Israël, de William G. Dever, Bayard, 288 p.
Sources : article du Monde
vendredi, avril 29, 2005
Il y a 60 ans, les femmes françaises votaient pour la première fois
Le 29 avril 1945, les femmes votaient pour la première fois en France. Bien avant la Suisse, les Françaises étaient néanmoins parmi les dernières en Europe à disposer de ce droit, en vigueur en Finlande depuis 1906, en Grande-Bretagne depuis 1918 (pour les plus de 30 ans) ou en Turquie depuis les années 30.
Comme l'indique le journal Le Monde, soixante ans et une loi sur la parité plus tard, elles ne sont que 71 élues en 2002 sur 577 députés au total.
Bien du travail reste donc à faire en France ou en Suisse d'ailleurs.
lundi, avril 25, 2005
Greta Beer obtient un dédommagement
Zurich/New York (AP) Après des années de procédure, deux survivants de l'Holocauste, Greta Beer et son frère, ont obtenu un dédommagement de 49.375 francs provenant du montant versé par les banques suisses dans le cadre de l'accord global. C'est ce qui ressort d'un jugement du Tribunal arbitral, dont la «NZZ am Sonntag» fait mention dans son édition de dimanche.
Agée aujourd'hui de 82 ans, Greta Beer avait joué un rôle en vue lors de la controverse sur les avoirs juifs placé dans les banques suisses. Fille du chef d'entreprise roumain Siegfried Deligdisch, elle avait déclaré dans les années 90 que son père avait régulièrement effectué des dépôts d'argent en Suisse avant la Deuxième Guerre mondiale. La recherche de ces comptes n'avait cependant rien donné.
Les juges se sont basé sur une carte de client d'une banque zurichoise établie au nom de leur oncle Bernhard Deligdisch. Le numéro correspond à un compte fermé au plus tard en 1949, selon le «Claims Resolution Tribunal» (CRT).
Sources : AP - The Associated Press.
jeudi, avril 14, 2005
Une carte «révolutionnaire» du monde du XVIe vendue aux enchères
La mention de l'Amérique sur la carte de Martin Waldseemueller
La carte complète de Martin Waldseemueller
Christophe Colomb, qui a découvert ce continent en 1492, croyait se trouver aux Indes. C'est Vespucci qui a affirmé quelques années plus tard qu'il s'agissait d'un nouveau continent.
Autre nouveauté, la carte décrit la terre comme un globe rompant avec la représentation plate du monde en vigueur depuis l'époque grecque. La carte était si révolutionnaire que la cartographie est revenue pendant une certaine période à des représentations de la terre plus traditionnelles, a expliqué Matthew Paton, un porte-parole de Christie's.
Christie's a évalué cette carte, qui appartient à un collectionneur européen, à plus de 800 000 livres (plus de 1,8 million de francs).
© ATS
Préparez vos porte-monnaie !
Une banque suisse avait aidé à spolier des victimes des nazis
L'agence de presse autrichienne APA indique jeudi que la décision du «Claims Resolution Tribunal» parle simplement d'une «Bank». Elle précise que Ferdinand Bloch-Bauer et Otto Pick étaient les deux grands actionnaires de l'ÖZAG (Industrie sucrière autrichienne SA).
En raison de leurs origines juives, ils ont été persécutés par les nazis, ce qui les a incité à tenter de mettre leurs actions en sécurité. Pour ce faire, ils ont passé un accord avec la banque avant même le rattachement de l'Autriche à l'Allemagne nazie.
Mais, après l'Anschluss, en mars 1938, la banque a violé cette convention, a estimé le tribunal américain. Contre la volonté des propriétaires, les actions ont été vendues à un homme de paille des nazis, Clemens Auer, à un prix bien en dessous de leur valeur.
L'expropriation de l'ÖZAG a été conduite de manière systématique par les nazis. Quelques jours avant le rattachement, une procédure pour fraude fiscale a été ouverte contre l'entreprise. Elle se basait sur le rapport d'un nazi et antisémite déclaré.
Le prix des actions en a souffert. Après leur vente à Clemens Auer toutefois, le fisc a mis fin à sa proscédure, précise le tribunal.
La demande de dédommagement a été présentée par Maria Altmann, nièce de Ferdinand Bloch-Bauer qui avait fui l'Autriche et vit en Californie. Elle est âgée de 89 ans. Les dédommagements iront aux héritiers des deux hommes qui possédaient l'ÖZAG.
© ATS
C'est pas parce que Mme Greta Beer peine à retrouver le/les compte(s) de son père en Suisse et qu'un compte a été retrouvé en Israël que les accusations relatives au rôle des banques suisses durant la dernière guerre mondiale sont nulles et non avenues.</div>
lundi, avril 11, 2005
Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais candidat au patrimoine de l'Unesco
article du Monde
Le Monde.fr : Schroeder à Buchenwald : "l'époque nazie est une partie de notre identité"
Le souvenir de l'époque du national-socialisme, de la guerre, du génocide et des crimes est une partie de notre identité nationale. Et c'est une responsabilité morale constante", a déclaré le chancelier social-démocrate devant un parterre de personnalités et quelque 550 anciens prisonniers de 26 pays qui furent internés dans ce camp où périrent environ 56 000 personnes.
"Nous voulons et nous ne permettrons pas que l'injustice et la violence, l'antisémitisme, le racisme et la haine des étrangers aient un jour à nouveau une chance", a ajouté M. Schroeder dans un discours au ton grave.
Environ 250 000 personnes de tous les pays d'Europe furent internées de juillet 1937 à avril 1945 dans ce camp de concentration. Au total, 34 375 décès sont enregistrés dans les dossiers du camp.
Mais ne sont officiellement pas recensés les prisonniers de guerre soviétiques, assassinés d'une balle dans la nuque, les prisonniers de la Gestapo achevés dans le crématoire de Buchenwald (estimés à 1 100), les victimes des convois d'évacuation des camps de l'Est arrivées à Buchenwald ou celles évacuées du camp dans des marches de la mort par les SS au printemps 1945.
Le Monde avec l'AFP
Le Monde.fr : Schroeder à Buchenwald : "l'époque nazie est une partie de notre identité":
mardi, mars 29, 2005
Greta Beer, un compte en déshérence en Israël
C'était en avril 1996.
Greta Beer, américaine d'alors 75 ans expliqua devant le Sénat comment ses recherches pour retrouver la trace d'un compte bancaire jadis ouvert par son père n'avaient récolté que le mépris des banquiers suisses. Les banques suisses furent plongées dans l'embarras. Au final, le juge Kormann, arbitre de la négociation entre les plaignants juifs et les banques suisses, accorda à la vieille dame un chèque de consolation de 100'000 dollars. Aujourd'hui, son histoire rebondit. Pas en Suisse, mais dans une banque en Israël où le fameux compte oublié vient d'être retrouvé.
Cependant, la procédure de restitution bute sur la fixation du taux d'intérêt que les banques israéliennes verseront aux héritiers de ces comptes oubliés. La peur de créer un précédent plus tard favorable à des Palestiniens dont les comptes en Israël sont aussi tombés en déshérence retarde les discussions. Mais Greta Beer a-t-elle encore seulement le temps ?
Source : Le Temps du 29 mars 2005
Retour du bon temps des colonies
Lors de sa séance du 23 février 2005, l'Assemblée nationale française a voté une loi portant sur «la reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés.»
Rien de particulier en apparence. A tel point qu'elle ne suscite de réaction qu'une fois sa publication dans le journal officiel. La raison ? Elle est simple. En effet, après une entrée en matière bateau («les programmes de recherche universitaire accordent à l'histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu'elle mérite»), son article 4 bascule alors dans l'hagiographie coloniale :
«Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit.»
Rôle positif ? comme le massacre de Sétif de 1945? On croît rêver !
Comme l'indique l'historien d''origine pied noir Claude Liauzu dans le journal Libération du 26 mars :
«en ne retenant que le "rôle positif" de la colonisation, [cette loi] impose un mensonge officiel sur les crimes, sur les massacres allant parfois jusqu'au génocide, sur l'esclavage, sur le racisme hérité de ce passé ; parce qu'elle légalise un communautarisme nationaliste suscitant en réaction le communautarisme de groupes ainsi interdits de tout passé.»
Dès lors, Claude Liauzu alerte ses pairs et ils rédigent le texte d'une pétition : «Il faut abroger cette loi, écrivent-ils, parce qu'elle impose une histoire officielle contraire à la neutralité scolaire et au respect de la liberté de pensée qui sont au coeur de la laïcité.»
L'écho est immédiat : la pétition est diffusée sur le site de la section de Toulon de la Ligue des droits de l'homme et un appel à signature est publié dans le journal Le Monde (24 mars 2005).
L'article complet de Libération : http://www.liberation.fr/page.php?Article=285319
